Voir le sida autrement

27 Jan, 2007

Extrait écrit par le Dr Rebecca Culshaw

Documents à lire — Posté par bertheletbruno @ 16:08

par le Dr Rebecca Culshaw

Une autre particularité de l’évangile du VIH/SIDA est que beaucoup de ce que nous entendons et encore beaucoup plus de ce que les docteurs et des chercheurs pensent être vrai, est tellement éloigné de ce qui est documenté dans la littérature scientifique que lorsqu’on apprend ce qui y figure vraiment, la réaction immédiate est l’incrédulité.

Je doute que beaucoup de citoyens ordinaires, voire de praticiens médicaux soient conscients que dans les kits de tests d’anticorps pour le VIH, il existe des phrases d’avertissement telles que : "Le test EIA [Elisa] ne peut pas être utilisé pour diagnostiquer le SIDA." Je doute que beaucoup de personnes qui se soumettent à ce test aient une connaissance quelconque que leur avenir, leur capacité à se faire couvrir par les sociétés d'assurance, à porter des enfants naturellement, à voyager, ou à vivre sans crainte, dépend des résultats d’un test qui n’a même pas été approuvé pour diagnostiquer l’infection par le VIH, sans pouvoir être "confirmé" par les nombreux tests semblables, qui fonctionnent tous de la même manière et qui contiennent tous des avertissements semblables.


Mais je doute encore plus que la majorité des praticiens médicaux soit consciente du changement subtil mais significatif dans le langage utilisé dans les kits de tests VIH depuis le début de l’ère du SIDA. Par exemple, de 1984 jusqu’à un passé très récent, les notices des kits de test contenaient cette déclaration sans équivoque : "le SIDA est causé par le VIH". En 2002, OraSure modifie cette déclaration pour dire : "le SIDA, les complexes liés au SIDA et le pré-SIDA sont supposés être causés par le VIH."

Mais depuis cette année, dans un remarquable - et potentiellement significatif - changement de pensée, la tendance semble être de faire une déclaration encore moins péremptoire. Par exemple, la notice du test ELISA d’Abbott Diagnostic contient la phrase suivante : "Les données épidémiologiques suggèrent que le Syndrome d'Immuno-Déficicience Acquise (le SIDA) est causé par au moins deux types de virus d’immunodéficience humaine, connus collectivement comme le VIH."

Vironostika semble être même moins désireux de soutenir un vrai rôle causal, comme le dit la notice de leur kit de test de 2006 : "les données publiées indiquent une corrélation forte entre le syndrome d’immuno-déficience acquise (le SIDA) et un retrovirus désigné comme étant le virus d’Immuno-Déficience Humain (le VIH)."

Tout cela nous indique que vingt-deux ans plus tard, nous n’avons pas avancé. Comme l’indique la publication récente de Rodriguez et al., la quantité de virus (mesurée de manière douteuse par les tests de charge virale) n’a pratiquement aucune influence sur la baisse des cellules CD 4+ alors qu'on a si longtemps cru que ces cellules mouraient sur l’ordre du VIH. Ainsi que Zvi Grossman l’a exposé dans une publication récente, "les processus pathogènes et physiologiques menant au SIDA restent une énigme." Autrement dit, nous n’avons toujours aucun indice sur ce que fait le VIH en réalité .Que deviennent les cellules-T ? Personne ne le sait. De même, qu’est-ce que la charge virale ? Personne ne le sait.

Après vingt-deux ans, nous sommes revenus à la corrélation - revenus à l’épidémiologie. Nous sommes toujours scotchés dans la même habitude de promouvoir ces tests, qui peuvent mesurer quelque chose, mais personne ne comprend vraiment ce que c’est. Pire encore, nous utilisons les résultats de ces tests pour littéralement ruiner des vies des gens.

La tendance la plus inquiétante de derniers est "la forte recommandation" que toutes les femmes enceintes soient testées pour le VIH. Et si elles ne sont pas testées pour le VIH pendant leur grossesse, nous recommanderons fortement qu’elles le soient au moment de l'accouchement. Est-ce que je suis la seule personne que cela inquiète ? Terroriser et intimider des femmes au moment où elles sont le plus vulnérables - quand elles sont enceintes et quand elles accouchent - est le signe d’une société qui souffre d’une maladie plus mauvaise que celle qu’elle terrorise.

C’est d’autant plus horrible que la grossesse est documentée dans la littérature médicale comme une source de faux positifs pour les tests d’anticorps VIH. Ce qui pourrait sembler a priori une décision se souciant de l’enfant à naître se trouve être en réalité une décision non informée, parce que la plupart des mères parturientes ne sont pas conscientes que leurs chances d’être enregistrée comme (faussement) positives augmenteront (et l’augmentation apparaît particulièrement saisissante parmi les femmes noires).

La plupart ne saura pas qu’un résultat positif empêchera son enfant de recevoir la nutrition optimale via l’allaitement. La plupart ne sera pas conscient qu’elle sera contrainte de prendre des médicaments dont on ne connaît même pas les effets à long terme sur elle ou sur son enfant.

Le plus mauvais aspect de ce type de terrorisme médical aboutit à des situations comme celle du cas tragique de Joyce Ann Hafford (qui a conduit à un tel effet dévastateur suite à la chronique de Celia Farber dans son récent article dans le magazine Harper), qui est morte suite à la toxicité de la nevirapine. Le fait que Hafford puisse finalement avoir été fausse positive rend sa perte d’autant plus horrible. Et nous ne pouvons pas oublier le fait que nous n’avons aucune idée ce qui arrivera à long terme aux enfants qui reçoivent ces médicaments in utero. De même, nous ne savons absolument pas s'ils tomberaient seulement malades s’ils ne prenaient pas de médicaments.

Ceci étant dit, la seule preuve que nous ayons d’un quelconque rôle joué par le VIH dans le SIDA est une corrélation epidémiologique. Pire, c’est une corrélation entre les manifestations d’un syndrome clinique particulier et les résultats d’un test d’anticorps qui n’a pas été standardisé, n’a jamais été vérifié à l'aune d'un véritable isolement viral et qui n’est pas même approuvé pour le diagnostic d’une infection au VIH.

A cause de ces tests, nous avons créé de nombreuses lois discriminatoires, mais nous ne savons même pas ce que ces tests signifient. Et si nous ne savons pas ce qu’ils signifient, n’importe quelles données de corrélation obtenues à partir de ces tests doivent être regardées avec prudence, si ce n'est rejetées entièrement. Quand tout est ainsi mis à nu, nous commençons lentement à comprendre combien sont incertaines les fondations de l’industrie du VIH/SIDA toute entière, et tout ce qui reste est alors la chose suivante : rien.

(*) : Rebecca V. Culshaw a travaillé sur des modèles mathematiques de l'infection au VIH pendant presque 10 ans. Elle a obtenu un Ph.D. en mathematiques (avec une specialisation en mathématiques appliquées à la biologie) à l'université de Dalhousie au Canada en 2002 et est actuellement professeur assistante de mathematiques à l'Université du Texas à Tyler.


http://barnesworld.blogs.com/barnes_world/..._culshaw_2.html

[NDLR] merci a AIXUR


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