Voir le sida autrement

Une distraction fatale

Documents à lire — Posté par bertheletbruno @ 15:02

Par Celia Farber.

Traduction faite par le Docteur Étienne de Harven.

Dans une conspiration du silence aux conséquences mortelles, les autorités médicales ignorent l'évidence monumentale selon laquelle le VIH ne se transmet pas par les relations sexuelles, et pourrait bien, en fait, être inoffensif.

On appelle le VIH le virus du Sida, et pour notre génération c'est le symbole de la terreur. Il contrôle nos vies, nos relations sociales, et notre sexualité. Un dictateur microscopique ! Nous avons construit des immeubles, créés des organisations, des conférences et des programmes mondiaux dans l'espoir de le contrôler. C'est un démon que nous respectons dans la terreur.

Mais qu'est-ce, en réalité ? Avons-nous la preuve de ce que ce virus soit mortel, et sommes-nous sûrs qu'il soit la cause du Sida ? La réponse est : non. Nous ne savons pas. La cause, ou les causes du Sida sont inconnues, et plus vous découvrez le VIH, moins vous serez tentés de croire qu'il peut, à lui seul, être la cause du Sida. Un nombre croissant de scientifiques commence à douter de l'hypothèse selon laquelle le seul VIH serait la cause du désordre immunologique conduisant au Sida. Malgré 10 années de recherche intensive, les chercheurs ne savent toujours pas si le VIH n'est autre qu'une balise sur un système immunitaire en détresse. En fait, des résultats de plus en plus nombreux suggèrent que le VIH n'est pas coupable.

Les médias ont offert au public américain une version très simplifiée du Sida et du rôle joué par le VIH. Dans un tourbillon de fausses informations, de politique et de rhétorique qui a embrouillé la recherche sur le Sida, de nombreux faits fondamentaux et essentiels ont été supprimés ou ignorés.

En 1991, une étude publiée dans le journal médical « Fertility and Sterility» s'adresse à une question de base : trouve-t-on le VIH dans le sperme d'hommes séroposifs ? Les résultats furent très surprenants. Des échantillons de sperme de 25 sujets séropositifs ont été étudiés, et on n'a pu découvrir des traces de VIH que dans quatre cas seulement. Alors que les rapports épidémiologiques montraient très clairement que le Sida se transmet de deux manières - par le sang ou par le sperme - cette observation a jeté un doute considérable sur le rôle du VIH dans la transmission de la maladie. Les auteurs de cette étude, et c'est le moins qu'on puisse dire, admettaient que « ...très peu d'information sont disponible concernant la présence du VIH dans le sperme et les mécanismes impliqués dans sa transmission vénérienne ».

Des échantillons de sperme prélevés chez des individus sidéens et chez des contrôles normaux furent alors testés à l'aide d'une technique nouvelle d'une très grande sensibilité, connue sous le nom de réaction de la polymérase en chaîne (PCR), qui mesure la présence de virus beaucoup plus efficacement que les méthodes précédentes. Il est curieux de souligner cependant que des informations semblables à propos du VIH dans le sperme étaient disponibles dès l'époque du premier isolement du VIH, en 1984. Le Dr. Robert Gallo, rétrovirologiste bien connu au National Cancer Institute (NCI), ayant annoncé la découverte récente du VIH comme cause du Sida, publia un article indiquant avoir trouvé le VIH dans le sperme de patients sidéens. Malheureusement, Gallo n'a pas mentionné le nombre de patients étudiés chez lesquels il n'avait pas pu identifier le virus. "Nous ne savons pas chez combien de patients il (Gallo) a recherché le VIH. Il a simplement déclaré l'avoir trouvé dans deux cas, déclarait le Dr Robert Root-Bernstein, professeur de physiologie à l'Université d’état du Michigan qui a passé plusieurs années à analyser les données relatives au VIH et au Sida et qui est devenu une des plus hautes autorités sur le Sida dans ce pays. « En ce qui concerne la critique de ses collègues », dit-il, « ce fut un échec lamentable. Il est difficile d’admettre qu'une telle absence de rigueur scientifique ait pu être tolérée

Dans une autre étude, publiée à peu près en même temps que celle de Gallo, le sperme de 12 patients sidéens fut examiné et le VIH observé dans un cas seulement. Cette observation importante passa largement inaperçue, et ne fut pas discutée pendant des années. « Ces deux premiers articles ont été les seuls disponibles sur la question du VIH dans le sperme pendant plusieurs années et donnaient une fausse impression », dit Root-Bernstein. « C'était comme si on disait : bref, nous avons examiné ces patients et de toute évidence le VIH est présent dans le sperme, et le sperme peut donc transmettre le Sida. On n'y fit plus attention. En fait, nous ne connaissons toujours pas le mode de transmission du Sida. »

De 1986 à 1988, plusieurs nouvelles études furent faites sur le VIH dans le sperme, utilisant des méthodes de détection plus sensibles. Toujours d'après Root-Bernstein, ces études montreraient que 25 à 30 % des patients sidéens examinés avaient le VIH dans leur sperme. Mais si l'on y regarde de près, on se rend compte que les auteurs parlent d’une à dix « copies » par éjacula, soit une copie du virus par million d'unités de sperme, ce qui n'est pas assez pour disséminer une infection. Le VIH est présent à ce niveau-là dans la salive, le lait de femme, les sécrétions vaginales qui ne sont pas des modes de transmission. En général, il faut des milliers ou même des millions de particules virales pour transmettre une infection

Il serait prématuré et dangereux de conclure que le Sida n'est pas une maladie infectieuse, et cependant ces résultats soulèvent des questions sur l'infectiosité du VIH. La question cruciale est un tel tabou que personne n'ose la poser : quel est le mode de transmission du VIH si ce n'est pas le sperme ? Le Dr Michaël Lange, spécialiste des maladies infectieuses au St. Luke 's-Roosevelt Hospital à New York, pense que le Sida est transmis par les rapports sexuels, mais est sceptique à propos du rôle du VIH dans la transmission de la maladie ; « Je pense qu'il y a un agent infectieux, dit Lange, mais je ne suis pas convaincu que c’est le VIH. C'est peut-être une combinaison d'agents. Mais le Sida est certainement une maladie infectieuse ».

On nous dit que le VIH se transmet par le contact avec n'importe quel fluide corporel. Et maintenant nous apprenons que le VIH, quand il est présent dans le sperme, ne s'y trouve pas en quantité suffisante pour transmettre l'infection. Manifestement, il y a quelque chose qui ne va pas ! « J’ai entendu, dit encore Root-Bernstein, qu'ils sont assez inquiets de tout cela au NIH. Je le serais aussi, à leur place ! »

Bien que les chercheurs du NIH aient refusé tout commentaire à ce sujet, un porte-parole du NIH a annoncé, lors de deux conférences tenues sur la question de la transmission du VIH et basées sur les études de sperme, que les chercheurs ne considèrent pas les données de 1991 comme significatives. Ils affirmèrent que, dans une étude de 1992, le VIH avait été identifié dans 28 cas sur 28.

Une autre étude, publiée dans le Journal of Acquired Immune Deficiency Syndrome, confirme, par une analyse poussée, les données de 1991. Le VIH n'a pas été identifié dans 28 cas sur 28 ; ce sont les anticorps anti-VIH qui ont été détectés dans 7 patients sur 28, ce qui reflète bien les pourcentages observés dans les études antérieures.

Il est important de distinguer les anticorps du VIH, qui ne sont pas infectieux, du VIH lui-même. Les anticorps sont comme des empreintes digitales - indiquant que le corps a été en contact à un moment donné avec le virus. En général, quand l'organisme produit des anticorps l’infection est jugulée. C'est le principe de la vaccination, par laquelle l’organisme est conduit à produire de grandes quantités d'anticorps. Le soi-disant "Test du SIDA» teste la présence d'anticorps, et non celle du virus lui-même, ce qui serait difficile et trop coûteux pour être fait dans la routine du dépistage.

Même chez les patients en phase aiguë du Sida, le VIH est souvent difficile à isoler. Des études de patients sidéens ont montré que, depuis l'isolement du VIH en 1984, 50 % seulement des malades ont permis de démontrer le virus, alors que 90 % sont séropositifs. Un grand pourcentage des séropositifs peut même ne pas avoir de virus.

Plusieurs études ont permis de calculer qu'il faut entre 500 et 1000 rapports sexuels non protégés avant qu'un partenaire séronégatif ne devienne positif. Et cependant, il y a apparemment eu des cas où un malade jure être devenu malade après un seul rapport sexuel. Bien que les médias mettent volontiers l'accent sur le modèle dramatique, terrorisant, « roulette russe » de la transmission du Sida par le VIH, il faut bien reconnaître que ces cas sont si rares que nous connaissons les victimes par leurs noms. Alison Gertz, par exemple, cette jeune et riche femme hétérosexuelle qui dit avoir attrapé le Sida pour avoir couché une seule fois avec un homme ; son portrait a illustré les couvertures des magazines dans tout le pays. Tout d'un coup, les médias ont fait leur affaire de ce qui était en réalité un exemple extrêmement rare, en insistant sur le fait que des cas similaires seraient la règle dans l'avenir.

Comment le VIH se transmet-il ou ne se transmet-il pas est la question la plus brûlante de toute la controverse sur le Sida. Et cependant, à l'heure actuelle, il semble évident que l'explosion du Sida chez les hétérosexuels ne s'est jamais produite. Une récente brassée d’articles dans la presse a réveillé à nouveau l'hystérie, disant que le VIH peut être trouvé chez 1 américain sur 250, suggérant une dissémination rampante. En fait, les chiffres suggèrent l'inverse, si vous prenez votre calculette. Il y a 250 millions d'Américains. Si 1/250 a le VIH, cela fait un million de personnes - moins que les 1.5 à 2 millions prédits précédemment.


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Welcome From Etienne de Harven, MD, President of Rethinking AIDS

Enquête épistémologique — Posté par bertheletbruno @ 14:21

Etienne de Harven, MD, President of Rethinking AIDSI am very pleased to welcome all the visitors of the new Rethinking AIDS (RA) website!

As many of you are probably aware, RA has been re-activated and re-organized since late 2005. Thanks to the expertise and dedication of the thirteen highly motivated Members of RA Board of Directors, new bylaws have been drafted and recently approved, and a President, a Treasurer (David Crowe) and a Webmaster (Bryan Owen) have been appointed. The goals and purpose of RA have been defined, and its involvement has been stressed in a world-wide effort to 1) eradicate the dogma according to which an elusive retrovirus is the cause of the syndrome, and 2) support research and public awareness on possible alternative causes of the disease. These topics were the central focus of an important meeting of the RA Board of Directors that took place in New York City, on June 10-11, 2006.

Unquestionably, AIDS is a dramatic aspect of human pathology, first recognized in 1981, in the Los Angeles area, among a small group of male homosexuals. The definition of the syndrome has been changed several times, and considerable differences exist between what is called called AIDS in North America and Europe, and what is called AIDS in Africa. Despite these differences, research aimed at curing and hopefully preventing the syndrome has been, for the past 23 years, exclusively and dramatically restricted to one single, totally unproven hypothesis; i.e., the hypothetical role of a retrovirus identified as 'HIV' in 1984. Stubborn dogmatic adherence, by the entire academic community, to this unreasonable hypothesis can only be explained by a desperate effort to salvage the reputation of many cancer research laboratories that had been highly biased, between 1960 and 1980, in large programs aimed at demonstrating that retroviruses are involved in the causation of human cancer.

Hypothesizing, without any trace of scientific evidence, that a retrovirus was the cause of AIDS permitted the perpetuation of retroviral research highly profitable for the pharmaceutical business, and avoided embarrassing closures of many retrovirus oriented laboratories.

The retrovirus hypothesis was presented 23 years ago, and the entire, world-wide research effort on AIDS has been restricted to that unique hypothesis ever since. Most dramatically, the clear evidence, in 2007, is that this hypothesis totally failed to help. Based on that single and scientifically unproven hypothesis, AIDS research failed to deliver any curative AIDS therapy, it never permitted scientists to prepare a reliable vaccine, and it never led to verifiable epidemiologic predictions. As early as 1987, Peter Duesberg had the courage and scientific authority to ring the alarm bell. In doing so, he has been the scientific founder of the Rethinking AIDS movement of 'Dissidents' ('The Group'), that was crystallized in 1991 by the historic statement that has been supported and signed by more than 2,300 concerned scientists (including two Nobel laureates) and innumerable attentive rethinkers from other fields. Cancer research had been put on the wrong track by placing emphasis on an enzyme 'marker' of cancer cells in 1970; AIDS research has been put on the wrong track by hypothesizing retroviral causation in 1984.

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Le virus du sida relève-t-il de la science-fiction ?

Documents à lire — Posté par bertheletbruno @ 14:03

par Peter H. Duesberg et Bryan J. Ellison

Selon Peter Duesberg, éminent spécialiste en matière de rétrovirus, la cause du SIDA serait à trouver dans un comportement immunosuppresseur et non pas dans une épidémie du virus HIV.

Le 5 juin 1981, un rapport publié par le CDC (Centers for Disease Control) alarmait la communauté médicale des Etats-Unis. Ce rapport décrivait cinq cas médicaux inhabituels observés d'octobre à mai 1981. Les cinq individus avaient développé une pneumonie de type Pneumocystis carinii. Le P. carinii est un microbe présent dans les poumons de la plupart des gens bien-portants, cependant il peut provoquer la maladie en cas d'affaiblissement sérieux du système immunitaire. Dans les cas de ces cinq personnes, l'immunosuppression était confirmée par la présence de plusieurs autres infections opportunistes. Les autorités médicales furent particulièrement surprises par l'identité des patients: ces cas de déficience immunitaire grave étaient tous des hommes de vingt à quarante ans, une classe d'âge considérée comme typiquement saine. Tous ces hommes étaient homosexuels. Le 28 août un rapport consécutif du CDC énumérait 21 autres cas présentant les mêmes sévères problèmes de suppression immunitaire. Parallèlement à la pneumonie à P. carinii, à la candidose oesophagienne (une levure pathogène), et à d'autres maladies typiques des déficiences immunitaires, certains de ces patients étaient atteints d'une affection peu commune appelée sarcome de Kaposi. Ce dernier est une tumeur des parois internes des vaisseaux sanguins qui se manifeste par des lésions cutanées rougeâtres.

Le CDC appelait ces patients aux étranges combinaisons pathologiques des "hommes homosexuels antérieurement sains". Un nombre croissant d'hommes sains n'étant normalement pas amené à développer simultanément des maladies graves, on en vint à définir l'ensemble des affections observées chez ces hommes comme un syndrome auquel on supposait une cause sous-jacente unique. D'abord appelé Gay-Related Immune Deficiency (GRID), le syndrome fut finalement connu sous le nom de Syndrome Immuno-Déficitaire Acquis, ou SIDA. Depuis que ce syndrome a été défini pour la première fois, le SIDA a été diagnostiqué sur plus de 130'000 Américains. 80'000 d'entre eux sont morts. Les homosexuels de sexe masculin continuent à constituer le plus important groupe à risque de SIDA, mais les utilisateurs de drogues intraveineuses, les destinataires de transfusions sanguines et les hémophiles ont aussi été inclus au nombre des victimes.

Depuis 1981, la liste des maladies symptomatiques du SIDA a été étendue par le CDC et comprend la pneumonie à P. carinii, la tuberculose, le sarcome de Kaposi, la démence, le lymphome, la candidose, la diarrhée - au total plus de 25 maladies conventionnelles. La plus couramment diagnostiquée d'entre elles est la pneumonie à P. carinii, qui a été observée dans environ 53% des nouveaux cas de SIDA l'année dernière, suivie par le wasting syndrome (19% des cas), la candidose (13%), le sarcome de Kaposi (11% des cas) et la démence (6%). L'augmentation des subventions fédérales a suivi celle du syndrome. Dans les premières années de l'épidémie, les dépenses se chiffraient à quelques millions de dollars par an. Après que le secrétaire des services de santé (Health and Human Services) eut annoncé en 1984 qu'un virus du SIDA avait été découvert et qu'il pourrait affecter le grand public, les dépenses relatives à la recherche, au traitement et à la prévention du SIDA grimpèrent spectaculairement, jusqu'à atteindre 2.9 milliards de dollars pour l'année fiscale en cours.

Effondrement immunitaire

En tant que syndrome défini par différentes maladies conventionnelles, le SIDA était conçu comme le résultat d'une déficience sous-jacente du système immunitaire. Chez beaucoup des premiers patients, l'anomalie principale semblait consister en l'épuisement des cellules de l'un des sous-groupes spécifiques du système immunitaire, les T-helper; ces cellules répondent à la présence de microbes envahisseurs et stimulent d'autres cellules à produire les anticorps correspondant aux nouveaux germes. L'estimation des niveaux "propres" aux cellules T-helper était largement spéculative car peu de recherches avaient été menées auparavant sur cet aspect du système immunitaire. Mais comme le nombre approximatif des T-helper était moins élevé chez les patients atteints de SIDA que dans le reste de la population, on développa l'idée selon laquelle ce syndrome était dû à quelque chose qui détruisait spécifiquement ces cellules. Parmi les premières causes de SIDA proposées, il y avait les inhalations de nitrite utilisées particulièrement par les homosexuels dans les bains publics. Un des plus anciens travaux sur le sujet liait l'usage de ce nitrite à l'apparition du sarcome de Kaposi, mais cette hypothèse ne put rendre compte ni de la totalité du spectre des maladies du SIDA, ni du SIDA des hétérosexuels et elle fut rapidement rejetée. Dès lors, l'intérêt se concentra principalement sur la recherche d'un agent infectieux causant le SIDA. Le CDC nota tout d'abord que selon le premier rapport, tous les cas initiaux de SIDA avaient été précédés ou accompagnés d'une infection par le cytomégalovirus, un membre du groupe des virus herpès. Le cytomégalovirus était connu pour sa faculté immunosuppressive et cette piste fut suivie pendant quelques temps. Mais ce virus était largement répandu dans la population et les patients atteints de SIDA n'avaient pas tous été infectés par lui. Cette hypothèse dut donc être abandonnée.

La question de la cause du SIDA fut tranchée officiellement le 23 avril 1984 lorsque le Département de la Santé annonça l'isolation du virus. Il fut d'abord appelé Lymphadenopathy-Associated Vi rus (LAV) par les chercheurs français qui l'avaient découvert, et Human T-cell Leukemia Virus III (HTLV-III) par les scientifiques américains. De puis 1986, il est officiellement appelé Human Immunodeficiency Virus (HIV). Avec la publication cruciale de Confronting AIDS par l'Académie Nationale des Sciences et l'Institut de Médecine en 1986, la croyance selon laquelle le virus HIV était la cause de l'immunosuppression du SIDA, devint le point de vue généralement accepté par la communauté scientifique. Aujourd'hui, l'opinion dominante présente le virus HIV comme la cause d'une déficience immunitaire qui épuise le stock de cellules T-helper et condamne ainsi 50 à 100% des personnes infectées à mourir du SIDA.

Cependant, depuis 1987, un nombre croissant de médecins et de chercheurs en sciences médicales se demandent si le virus HIV est véritablement la cause du SIDA. Certains de ces scientifiques dissidents se bornent à remarquer qu'il n'a jamais été prouvé que le HIV est la cause du SIDA, et que son rôle reste par-là même obscur. D'autres estiment qu'à l'évidence le HIV ne joue aucun rôle dans le SIDA. La majorité d'entre eux soutient toutefois que le HIV ne peut pas être la cause du SIDA à lui tout seul, mais qu'il doit être lié à d'autres facteurs encore non identifiés. Redoutant la perte de leurs subventions de recherche ou la désapprobation de leurs pairs, ces sceptiques préfèrent généralement ne pas être cités. L'inattention des médias a d'ailleurs largement contribué à occulter ces points de vue qui restent ceux d'une minorité de chercheurs. Ainsi, malgré la notoriété de beaucoup d'entre eux, le grand public américain est encore ignorant de ces nouvelles perspectives.


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sida, hépatite C, ESB : maladies infectieuses ou intoxications ?

Documents à lire — Posté par bertheletbruno @ 09:57

Par Dr Claus Köhnlein

Traduit de l'anglais par Dr Marc Deru

A en croire la presse générale et médicale, le monde d'aujourd'hui est sans arrêt menacé de nouvelles grandes épidémies : sida, hépatite C, encéphalite spongiforme bovine (ESB), etc. Ces nouveaux fléaux diffèrent cependant des grandes épidémies du passé : le nombre de victimes est relativement petit.
Alors que les anciennes épidémies décimaient des villes, le nombre de personnes atteintes par les nouvelles maladies est très faible. En ce qui concerne le sida, deux mille "nouvelles infections" (séropositivité) par an et six cents décès (en Allemagne). L'hépatite C n'a pas conduit à une augmentation significative des cas de cirrhose du foie. Quant à l'ESB, nous n'avons encore, dans notre pays, aucun cas clinique, ce qui n'empêche pas la presse de parler de crise et d'épidémie depuis des semaines.
L'apparence épidémique de ces maladies provient uniquement de l'usage à grande échelle de tests fondés sur des marqueurs moléculaires. De nos jours, la biologie moléculaire est capable de détecter les plus infimes quantités d'ADN ou d'ARN par le test PCR (Polymerase Chain Reaction) et est capable aussi de produire des anticorps contre eux. Quant à la relation qu'on établit entre ces molécules isolées chez l'homme ou l'animal et la présence de signes cliniques, ce n'est que simple hypothèse. Ce fait est parfaitement illustré dans le cas de l'ESB : il existe, selon les tests, une épidémie alors qu'aucun cas clinique de vache folle n'a été reconnu (en Allemagne).
C'est l'absence fréquente de symptômes cliniques qui donna naissance à l'hypothèse de périodes de latence très longues, pouvant aller, dans le cas de l'ESB, jusqu'à cinquante-cinq ans entre l'infection par le "prion de l'ESB" et le développement de la maladie de Creuzfeld-Jakob...
Mais commençons par le premier de ces grands fléaux nouveaux, le sida.

 (Suite)

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