L'origine virale du sida n'a jamais été démontrée scientifiquement
par le Dr Etienne de HARVEN
Le Dr Etienne de Harven, microscopiste électronicien, a consacré
presque toute sa carrière de recherche à l'étude des rétrovirus
associés aux leucémies de souris. Il a suivi avec grande attention
l'impact hypothétique que de tels travaux auraient pu avoir dans
l'étude des cancers chez l'homme. Il nous révèle pourquoi les
recherches actuelles sur le sida sont dans une impasse. Enferrée dans
ses querelles de personnes, ses compromissions et surtout sa dépendance
aux puissants laboratoires pharmaceutiques, qui ne raisonnent qu'en
termes de dividendes à verser aux actionnaires, la recherche officielle
est incapable de répondre aux attentes des malades, des médecins et des
responsables de la santé publique. Aujourd'hui, la maladie progresse de
façon presque exponentielle et il devient urgent de procéder au
réexamen complet des théories sur l'origine du sida.
L'importance de la microscopie électronique dans le développement de la
biologie cellulaire moderne, entre 1945 et 1965, est unanimement
reconnue. Les relations qui unissent structures et fonctions
cellulaires n'auraient, sans aucun doute, jamais pu être bien comprises
sans l'utilisation du très grand pouvoir séparateur du microscope
électronique (ME). Cependant, ce qui n'est peut-être pas aussi
généralement apprécié c'est le rôle que la virologie a exercé dans
l'étude des ultrastructures cellulaires. Historiquement, lorsqu'en 1931
Rüdenberg (1) introduisit une demande de brevet pour son invention du
microscope électronique, son espoir principal était d'arriver à
visualiser le virus de la poliomyélite ! Et durant la Seconde Guerre
mondiale, lorsque les microscopes électroniques commençaient à devenir
accessibles aux biologistes, priorité était donnée aux efforts faits
pour découvrir des particule svirales associées aux cellules
cancéreuses de certains animaux de laboratoire. C'est ainsi qu'Albert
Claude, travaillant à l'Institut Rockefeller de New York, réussit à
démontrer le virus du sarcome de Rous dans des fibroblastes de poulet
(2). Et quelques années plus tard, Keith Porter et se sassociés ont eu
un succès similaire en obtenant des images du "facteur lacté" dans des
cellules d'adénocarcinomes mammaires de la souris (3). L'observation
directe des particules virales dans ces tumeurs expérimentales
donnèrent un élan extraordinaire (aujourd'hui, nous dirions peut-être
excessif !) à la recherche des virus en cancérologie.
Les méthodes de la recherche sur le cancer sont-elles applicables à celles pour le sida?
(Suite)